En Suisse, le solaire n’est plus une option sur une construction neuve. C’est une obligation. Et cette obligation se heurte régulièrement au même mur : la toiture du bâtiment ne suffit pas, ou ne s’y prête pas. C’est là que le carport cesse d’être un confort pour devenir une surface de production.
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Ce que dit la loi fédérale
L’article 45a de la loi sur l’énergie impose, lors de la construction d’un nouveau bâtiment dont la surface déterminante dépasse 300 m², la mise en place d’une installation solaire photovoltaïque ou thermique sur les toits ou les façades. L’obligation vise les demandes d’autorisation de construire déposées depuis le 1er janvier 2023, et la Confédération a laissé aux cantons le soin d’en fixer les modalités et les exceptions.
Ce que font les cantons romands, et ils vont plus loin
L’obligation d’équiper les bâtiments neufs, quelle que soit leur taille, est entrée en vigueur en 2019 dans le Jura, 2020 à Fribourg, 2021 à Neuchâtel et 2025 en Valais.
À Genève, les panneaux sont obligatoires sur toutes les surfaces de toiture appropriées lors d’une construction neuve, d’une rénovation de toiture ou d’une rénovation visant un standard énergétique.
Dans le canton de Vaud, la règle actuelle impose déjà aux nouvelles constructions de couvrir 20 % de leurs besoins en électricité par une énergie renouvelable produite sur place — l’achat de certificats verts n’est pas admis. La nouvelle loi cantonale sur l’énergie étend l’obligation d’équipement solaire aux constructions neuves, aux rénovations de toiture et aux surélévations, avec une première étape de mise en œuvre de 2027 à 2032.
La réglementation évolue vite et diffère d’un canton à l’autre : le détail canton par canton, avec les plateformes et les procédures, figure dans notre Atlas réglementaire, révisé tous les six mois. Vérifiez toujours l’état du droit en vigueur avec votre commune avant de déposer un dossier.
Le mot qui ouvre la porte : « appropriées »
Les textes ne disent pas « toutes les toitures ». Ils disent les surfaces appropriées, et prévoient des exceptions quand l’implantation est défavorable ou la surface insuffisante. C’est le cœur du sujet, parce qu’en pratique une toiture ne convient pas toujours :
- Orientation défavorable — pignon plein nord, versant unique mal exposé.
- Surface trop faible pour atteindre le quota, notamment sur les bâtiments compacts à forte consommation.
- Toiture encombrée par les lucarnes, les cheminées, la ventilation, les monoblocs ou les installations techniques.
- Contraintes patrimoniales — périmètre protégé, plan de site, recensement architectural, où la commune refuse les modules en toiture visible.
- Toiture végétalisée ou en membrane déjà prévue au projet.
Dans chacun de ces cas, la question n’est plus « faut-il produire du solaire » mais « où ».
Le carport, surface de production complémentaire
Un parking est une surface plate, dégagée, sans lucarne ni cheminée, et orientable librement — ce qu’une toiture n’est jamais. Trois avantages concrets :
L’orientation se choisit. On ne subit pas le faîtage du bâtiment. Sur une structure autoportante, l’azimut et l’inclinaison se décident au dessin.
La surface est propre et entièrement exploitable. Deux places représentent environ 8 à 10 kWc ; une ombrière de parking de dix places dépasse couramment 40 kWc.
La consommation est juste en dessous. Les bornes de recharge se trouvent là où sont les véhicules : l’électricité produite est consommée sur place, sans transiter par le réseau. C’est le meilleur taux d’autoconsommation qu’un projet puisse atteindre.
Et une précision qui compte pour un mandataire : le carport est une construction nouvelle. Il relève du régime du permis, avec son propre calendrier — à intégrer au planning, pas à découvrir en fin de chantier.
Ce que nous fournissons pour un dossier soumis à obligation
Puissance installée et production annuelle estimée pour l’orientation réelle, note de calcul SIA 261 établie pour la commune, plans, coupes et descentes de charges, dossier d’autorisation monté par notre bureau d’architecture et annonce au gestionnaire de réseau. Le détail est sur notre page architectes et bureaux techniques.
Questions fréquentes
Un carport peut-il compter dans le quota solaire d’un bâtiment ?
Cela dépend de la rédaction cantonale et de l’appréciation de l’autorité, et la réponse se vérifie au cas par cas auprès du service compétent. Nous posons systématiquement la question avant de dimensionner, pour que le projet soit calibré sur une réponse écrite et non sur une hypothèse.
Existe-t-il en Suisse une obligation de couvrir les parkings, comme en France ?
Non. La loi française impose l’équipement des grands parcs de stationnement extérieurs ; il n’existe pas à ce jour d’équivalent en droit suisse. Le sujet est discuté au niveau fédéral, mais rien n’est en vigueur — nous ne vendons pas une obligation qui n’existe pas.
Et si mon bâtiment est antérieur à l’obligation ?
Elle ne vous vise pas rétroactivement. Un carport reste alors un choix libre — et les aides s’appliquent de la même manière.
L’obligation ouvre-t-elle droit aux subventions ?
La rétribution unique fédérale s’applique indépendamment du caractère obligatoire de l’installation. Les aides cantonales et communales varient : voir l’Atlas des aides.
Étude gratuite
Donnez-nous la commune, l’affectation du bâtiment et le nombre de places de stationnement prévues : nous revenons avec une puissance, une production estimée et un ordre de grandeur budgétaire.
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Pour aller plus loin
- Carports pour entreprises et parkings · Ombrières photovoltaïques
- Atlas réglementaire · Guide du permis de construire
- Le carport solaire : guide complet
État au 24 août 2026. La réglementation énergétique évolue rapidement dans tous les cantons : cette page est mise à jour périodiquement, mais seule l’autorité compétente fait foi.
